RAVAGES version rue

Fables de la violence au travail

Inspiré des textes de Jacques Prévert, Stéphane Jaubertie, Alexandréa Badéa, Marguerite Duras, Samuel Beckett et d’Yves Pagès

Deux comédiennes et une bande son pour six personnages et autres figures anonymes.

Trois échelles en suspensions jalonnent l’espace de jeu. L’échelle, signe de l’ascension social comme de sa chute, est le trait d’union de parcours de nos personnages.

Tout à la fois spectateur, voyeur, voir acteur, le public est emmené dans une fable caustique à l’humour grinçant.

A l’heure où le travail « uberisé », les « bullshits job », les multitasking et le télétravail se multiplient et conduisent plus que jamais au burnout, la violence dans le contexte professionnel augmente et a des conséquences ravageuses.

En partant de trois contextes types du monde du travail que sont l’usine, l’entreprise et l’accompagnement des chômeurs, Ravages tente de raconter les violences ordinaires et extraordinaires que traversent travailleurs et travailleuses des année 2020.

Ravages questionne les spectateurs sur la violence qui accueille et accompagne les chômeurs, celle qui nous dit de ne pas avoir honte ou celle qui déshumanise tous les jours un peu plus notre tâche pour plus de rendement, plus de bénéfices.

Les situations tirées à l’extrême emmènent le public à frôler le drame comme le rire.

Ravages est un va et vient entre réalisme et absurde, poésie et grotesque, constat et revendication.